Cette brève Problème et sécurité psychologique pour comprendre que la seconde est nécessaire pour que la première puisse s’exprimer correctement.
Stanislas Dehaene et Yann Le Cun écrivaient, sous la houlette de Jacques Girardon, que la curiosité est
«l’envie d’explorer des choses inconnues. Elle est liée à un circuit émotionnel, le circuit de la dopamine, qui nous donne une récompense à chaque fois que nous apprenons quelque chose de nouveau.»
Source : La plus belle histoire de l’intelligence
Amy Edmondson, dans son livre L’art de choisir ses erreurs (version originale : Right kind of Wrong. The science of failing well), nous rappelle qu’il est normal d’avoir des émotions négatives quand nous échouons. Pourtant, le mécanisme de la récompense déclenche en nous un désir d’apprendre de nos erreurs -> la curiosité.
Pour que cette curiosité puisse s’exprimer et déclencher les actions d’apprentissage de nos erreurs, il est important d’être en sécurité psychologique, qui «aide les gens à prendre des risques interpersonnels nécessaires pour atteindre l’excellence dans un monde interdépendant et en permanente mutation.»
C’est ce que Stanislas Dehaene nous dit également avec «la punition de la curiosité» qui se manifeste «en sanctionnant chaque tentative d’exploration par une punition.» (source : Apprendre !)
La résolution de problème (ou d’un échec intelligent selon Amy Edmondson : «l’échec est intelligent car il résulte d’une expérience bien pensée et non d’une expérience chaotique et mal exécutée.») nécessite donc que l’environnement (entreprise, école, famille…) soit favorable en supprimant tout jugement, sanction et autres stigmatisations.
Dans le cas contraire, nous nous retrouvons en mode réactif (pas d’anticipation d’une récompense dopaminergique) et nous faisons soit une impasse sur l’analyse, soit une analyse superficielle ou encore une analyse égoïste.

Et vous, que faites-vous pour favoriser la sécurité psychologique permettant la mise en évidence des problèmes et surtout leur résolution ?


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